RM Sotheby's - Une Lamborghini Murciélago Roadster neuve proposée à la vente à Londres !
Lorsque Lamborghini dévoile la Murciélago au Salon de Francfort en 2001, la marque de Sant’Agata Bolognese ouvre un nouveau chapitre. C’est la première Lamborghini entièrement développée sous la tutelle d’Audi, propriétaire depuis 1998, et elle succède à la Diablo comme vaisseau amiral de la gamme. Son nom perpétue la tradition taurine de la maison : le Murciélago est un taureau de légende, gracié en 1879 à Cordoue après avoir survécu à vingt-quatre coups d’épée, puis élevé par la famille Miura, dont le nom était déjà celui de la supercar fondatrice de la marque. Le dessin est signé Luc Donckerwolke, alors directeur du style. Il abandonne les arêtes tendues de la Diablo pour un style plus musclé, à la fois sculptural et tendu. Sous cette carrosserie en fibre de carbone et en acier, montée sur un châssis tubulaire, le V12 atmosphérique de 6,2 litres est placé en position centrale longitudinale, dérivé de l’architecture de la Diablo mais profondément remanié. Il entraîne les quatre roues et s’accompagne des portes à ouverture en élytre devenues l’emblème de la marque.
Présentée en 2004, la version Roadster prolonge cette philosophie en y ajoutant la théâtralité d’un toit ouvert, sans les ailerons et appendices aérodynamiques qui encombreront les versions suivantes. Elle se distingue par sa capote en toile, d’une conception volontairement minimale, qui se plie à la main et s’accompagne d’un déflecteur de vent destiné à limiter les remous dans l’habitacle. La puissance atteint ici 580 chevaux, et la voiture peut être associée à la boîte automatisée à six rapports « E-Gear », commandée au volant par des palettes. .
L’exemplaire proposé à Londres porte le numéro de châssis ZHWBE26S06LA01846 et sera présenté au lot 131 de la London Auction 2026. Il a été commandé neuf par Peter Kaus pour la Rosso Bianco Collection, célèbre musée privé d’Aschaffenburg, près de Francfort, où il devait côtoyer des icônes de compétition de chez Ferrari, Maserati et Lancia. Achevé le 21 novembre 2005, il a été livré en Allemagne par Lamborghini Stuttgart, le 1er juillet 2006, en même temps qu’un coupé Murciélago 40th Anniversary, l’un des 50 exemplaires seulement de cette série. Le Roadster a donc été conçu comme la moitié d’une paire. Sa configuration est somptueuse : conduite à gauche, carrosserie Giallo Orion et cuir Nero Perseus relevé de surpiqûres jaunes. Parmi les options figurent des capteurs de stationnement arrière Parktronic, un déflecteur de vent, le Carbon Package et une barre de renfort moteur en fibre de carbone. Le V12 atmosphérique de 6,2 litres, annoncé à 580 chevaux, est associé à la boîte automatisée à six rapports « E-Gear », alors très en vogue.
Le Roadster est resté chez Kaus jusqu’en 2014. Il a ensuite été stocké en Italie et entretenu par les spécialistes Top Motors Salvioli et Cremonini Classic. Immatriculé au Royaume-Uni depuis mars 2017, il a passé avec succès son contrôle technique MoT en juin 2026, dès la première présentation, peu après une révision effectuée en mai par l’expert Lamborghini Carrera Sport, dans le West Sussex. La voiture est présentée dans sa combinaison d’origine, avec seulement 570 kilomètres, soit environ 354 miles, au compteur au moment de la rédaction de la notice. Elle est accompagnée de l’étui du manuel du propriétaire et de deux ouvrages de présentation, « The Seven Deadly Sins » et « The Collection ». La vente de cette voiture aura lieu le samedi 31 octobre 2026 à Londres, sous la forme d’enchères organisées par RM Sotheby’s. Estimée entre 450 000 et 650 000 livres sterling, soit entre 500 000 et 750 000 euros environ, il y a fort à parier que cette auto va s’arracher et dépasser les estimations fournies.
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