Kidston annonce la vente de la McLaren F1 « 007 », star de Rétromobile 2026 !
Seule McLaren F1 jamais livrée en Jet Black, le châssis « 007 » associe une configuration exclusive, un numéro de châssis convoité et une provenance irréprochable. Vendue par Kidston SA en ce début Avril, retour sur l’histoire d’un exemplaire exceptionnel !
Lorsque la McLaren F1 châssis « 007 » sort de l’usine le 24 juin 1994, rien ne laisse encore deviner qu’elle deviendra l’un des exemplaires les plus reconnaissables du modèle. Destinée à la Suisse, équipée d’un compteur en kilomètres et configurée avec grande sobriété, elle porte un numéro de châssis convoité dont l’attribution relève déjà de l’anecdote. Plusieurs clients souhaitaient obtenir le fameux « 007 », mais un proche de Mansour Ojjeh finit par l’emporter. Pour apaiser les autres acheteurs, McLaren attribua des numéros dont la somme des chiffres donnait « 7 ». Une manière élégante de préserver l’harmonie entre clients privilégiés. La teinte choisie renforce encore la singularité de cet exemplaire. Si trois McLaren F1 seulement furent produites en Black Metallic, « 007 » est la seule à avoir été livrée en Jet Black, un noir métallisé plus profond. L’intérieur, mêlant cuir beige, brun et noir, prolonge cette recherche d’élégance discrète, loin des configurations ostentatoires parfois observées sur les supercars des années 1990. La voiture est livrée avec l’ensemble des accessoires d’origine : jeu complet de bagages McLaren F1, outillage Facom spécifique et kit propriétaire complet.
Le premier propriétaire n’est autre que le prince Muhammad bin Fahad bin Abdulaziz, membre respecté de la famille royale saoudienne. La voiture rejoint sa résidence de Cologny, à Genève, où elle demeure presque immobile. Lors de son dernier service en août 1997, elle affiche seulement 459 km, parcourus pour l’essentiel par les techniciens McLaren eux‑mêmes. Une immobilité qui contribue aujourd’hui à la valeur documentaire de l’exemplaire. En septembre 1998, la F1 est confiée à Brooks Europe pour une vente aux enchères à Paris. L’épisode est resté dans les mémoires et 007 devient la McLaren F1 routière la moins chère jamais vendue aux enchères, avec une adjuration à £350 000. L’acheteur, l’entrepreneur britannique Chris Palmer, avait roulé toute la nuit depuis le Yorkshire en BMW M5 pour enchérir au dernier moment. Il deviendra également propriétaire de la F1 GTR « 016R ». Palmer revend ensuite « 007 » à l’Américain Frank Selldorf, collectionneur averti et propriétaire de la F1 « LM3 ». L’exemplaire demeure aux États‑Unis jusqu’en 2010, année où il est acquis par Simon Kidston, qui avait supervisé sa mise en vente chez Brooks douze ans plus tôt. Passionné de l’univers James Bond, Kidston entreprend de réellement utiliser la voiture : environ 20 000 km parcourus en Europe au cours de la décennie suivante, toujours sous la supervision technique de McLaren Special Operations (MSO).
Vendue par Kidston SA en ce début du mois d’avril, « 007 » réunit plusieurs caractéristiques rarement combinées rendant cet exemplaire unique, à commencer par son numéro de châssis emblématique, attribué dans un contexte révélateur des relations privilégiées entre McLaren et ses clients. Sa couleur Jet Black en fait une configuration absolument unique, tout comme son niveau d’originalité, la voiture étant vendue avec un ensemble d’accessoires complet, rarement conservé dans son intégralité. Dans un marché où chaque McLaren F1 possède déjà une identité forte, « 007 » se distingue encore en proposant une combinaison de singularités et d’anecdotes qui en font l’un des exemplaires les plus immédiatement reconnaissables du modèle.
Crédit photos ©Kidston.com