RM Sotheby's - Découvrez le riche catalogue de The London Auction 2026 !

Alors que Londres s’apprête à vibrer au rythme des enchères de RM Sotheby’s, le catalogue réuni pour cette vente confirme une nouvelle fois l’attractivité du marché des automobiles de collection les plus exclusives. Des Ferrari modernes les plus recherchées, de la spectaculaire Ferrari Daytona SP3 aux très prisées F12 TDF, 458 Speciale Aperta ou 430 Scuderia, côtoient quelques icônes absolues de Maranello telles que la 250 GT Lusso, la 365 GTB/4 Daytona ou encore l’inusable F40. Face au cheval cabré, Porsche entend également tenir son rang avec la présence d’une remarquable Carrera GT et d’une rarissime 911 Carrera RS 2.8.

Mais cette vente londonienne ne se résume pas aux seules sportives italiennes et allemandes. Fidèle à son ancrage britannique, elle fait aussi la part belle aux automobiles d’avant-guerre, avec un important contingent de Bentley et de Rolls-Royce qui rappellent l’âge d’or de l’automobile anglaise. Un catalogue particulièrement éclectique, mêlant supercars contemporaines, légendes du sport automobile et prestigieuses automobiles de grand tourisme, qui devrait attirer les collectionneurs du monde entier.

Découvrons maintenant les principaux lots de cette vente.

LOT 113 | 1934 Bentley 3½-Litre All-Weather Tourer by Barker

Châssis : B169AE

Présentée au public à Ascot en août 1933, la Bentley 3½-Litre, surnommée « The Silent Sports Car », reprend le châssis de la Rolls-Royce 20/25 HP avec un moteur gagnant en cylindrée, culasse à flux croisés et double carburateur SU. Elle fut vendue à 1 191 exemplaires entre 1933 et 1937. Le châssis B169AE fut habillé par Barker & Company, carrossier londonien prisé de la royauté, en all-weather tourer d’un style inhabituellement sportif : ailes avant de type cycle, marchepieds incurvés, pare-brise bas et roue de secours arrière sous capot métallique, rappelant les célèbres Phantom II Continental « Owen ». Fait rare, la calandre, les phares et toute la visserie avant furent commandés en argenture épaisse. Livrée en avril 1934 à Arthur Gibbs, fidèle client de Rolls-Royce et Bentley résidant à Bramley, dans le Surrey, elle resta dans sa famille jusqu’en 1939, avant de passer au vicomte Mountgarret, au château de Nidd Hall dans le Yorkshire du Nord. Un propriétaire ultérieur, désireux de l’utiliser en rallye, investit une somme considérable dans sa préparation pour des épreuves comme le Kyoto-Tokyo Rally 2017, et la voiture remporta le titre de Best of Class au Salon Privé Concours de Blenheim Palace en 2019. Aujourd’hui entre les mains d’un passionné de longue date de la marque, elle bénéficie d’une très belle restauration et est accompagnée de copies de ses registres de fabrication.

Estimée entre 80 000 et 115 000€

LOT 116 | 1935 Bentley 3½-Litre Fixed Head Coupé par Vesters et Neirinck

Châssis : B114DG

Parmi les plus belles carrosseries des premières Derby Bentley, certaines ne furent pas réalisées en Angleterre mais à Bruxelles, par le prestigieux carrossier belge Vesters et Neirinck, proche de Rolls-Royce et Bentley grâce au concessionnaire local André Pisart. C’est lui qui commanda ce châssis B114DG pour son client Claude Lang, jeune financier bruxellois. Le résultat est un coupé à toit fixe d’une grande élégance, avec pare-brise bas et incliné, ligne de toit à custode aveugle et petite lunette arrière garantissant l’intimité des quatre passagers, ailes pontons effilées, capot dont les ouïes se prolongent jusqu’au tablier, et coffre équipé d’un porte-bagages, le tout rehaussé de touches de métal brillant et de cabochons de roues en métal nu. Lang en fut si satisfait qu’il commanda deux ans plus tard une seconde Bentley sur châssis 4¼-Litre reprenant l’essentiel de ses lignes. La voiture est l’une des deux Derby Bentley carrossées selon cette conception, et la seule en 3½-Litre. Vendue par Lang à Armand Kirschen à la fin de l’avant-guerre, puis rachetée par Lang après le conflit, elle fut cédée en 1952 à Jan Verswyver, d’Anvers. Arrivée en Angleterre, elle rejoignit au début des années 1980 la célèbre Roberts Family Collection, au pays de Galles, qui la conserva environ quarante ans avant son entrée dans la collection actuelle. Son jumeau 4¼-Litre repose désormais dans la Loh Collection.

Estimée entre 175 000 et 290 000€

LOT 117 | 1914 Rolls-Royce 40/50 HP Silver Ghost London-to-Edinburgh Skiff dans le style de Labourdette

Châssis : 23UB

Les registres d’usine décrivent le châssis 23UB comme une Silver Ghost « parallel bonnet » de fin de production d’abord carrossée en limousine par Barker pour Sir George Riddel. La Première Guerre mondiale empêcha cette livraison : la voiture servit dans l’armée britannique au moins jusqu’en 1919, avant de finir comme véhicule utilitaire dans une ferme anglaise, où l’enthousiaste Lars de Jounge la redécouvrit en 1960. Acquise en 1998 par Fred Buess, spécialiste californien de la Silver Ghost, elle fut entièrement restaurée et parée d’une magnifique carrosserie skiff en bois inspirée de Jean-Henri Labourdette, reproduction d’une caisse d’origine montée sur le châssis 2EB, construite avec des nervures transversales, des lattes cintrées à la vapeur et des centaines de rivets en laiton, puis vernie comme un bateau classique. La mécanique fut optimisée pour le grand tourisme rapide : compression, conduits et soupapes retravaillés et bielles en acier usiné. Achevée en 2001, elle remporta au Pebble Beach Concours d’Elegance le trophée de la voiture ouverte la plus élégante, puis plusieurs Best of Show sur la côte ouest, avant de figurer en 2002 à l’exposition « Million Dollar Cars » du Petersen Automotive Museum. Achetée en 2008 par un célèbre collectionneur néerlandais, elle reçut un moteur reconstruit par Glew Ltd et un démarreur 12 volts, remporta le premier prix au RREC Annual Rally de Rockingham Castle en 2014 et parcourut environ 20 000 miles en rallyes internationaux, dont 20 Ghost Club rallies.

Estimée entre 700 000 et 1 050 000€

LOT 121 | 1964 Rolls-Royce Silver Cloud III Drophead Coupé Adaptation par H.J. Mulliner

Châssis : SEV11

Charnière dans l’histoire de Rolls-Royce, la Silver Cloud III conserve une construction traditionnelle, avec carrosserie à ossature bois, abondance de ronce de noyer et moteur affiné, tout en esquissant ses premières concessions à la modernité : quadruple optique, capot et calandre abaissés, pare-chocs plus petits et sièges avant séparés. Nulle version n’incarne mieux ce grand écart que la Drophead Coupé Adaptation de H.J. Mulliner, construite sur la base de panneaux de la berline standard mais si profondément remaniée qu’elle égale une carrosserie entièrement sur mesure. Très rare dès l’origine, elle n’a été produite qu’à 37 exemplaires, dont 12 seulement en conduite à droite, comme ce châssis SEV11. Livrée neuve en août 1963 par le grand concessionnaire londonien HR Owen à Charles Spreckley & Company Ltd, entreprise londonienne de construction et d’agencement, vraisemblablement pour son dirigeant, elle traversa l’Atlantique en 1985 avec Donald T Knutson, de Minneapolis. Une restauration a ensuite été confiée au réputé P&A Wood, pour près de 195 000 £, lui offrant sa teinte Caribbean Blue sur cuir Parchment avec capote assortie. Acquise par l’intermédiaire de P&A Wood par le collectionneur belge Bob Lalemant, elle est restée en Belgique depuis, au sein d’une sélection choisie de Bentley carrossées. Elle compte aussi l’acteur anglais Rex Harrison parmi ses anciens propriétaires.

Estimée entre 175 000 et 290 000€

LOT 123 | 1964 Aston Martin DB5 Convertible

Châssis : DB5C/1292/R

Si la berline DB5 doit sa gloire mondiale à un certain agent secret britannique, sa version décapotable fut réservée à une clientèle bien plus restreinte : seuls 123 exemplaires furent produits, contre près de 1 000 berlines. Elle reprend le six-cylindres en ligne de 4,0 litres à triple carburateur SU HD8, d’environ 283 chevaux, pour plus de 225 km/h, et se distingue par une dotation de série plus complète : boîte ZF à cinq rapports, lève-vitres électriques, sièges inclinables, roues à rayons chromées et cuir Connolly. Selon son dossier de fabrication, le châssis DB5C/1292/R fut livré via l’agent de Brooklands en Goodwood Green sur cuir Fawn, à son premier propriétaire, C R Volz, gentleman farmer résidant à Kelsale Manor, déjà client fidèle d’Aston Martin. Il la conserva seize ans, jusqu’en 1980. Rénovée en 1981 par Blakers, à Finchley, avec une planche de bord, des tôles avant et une plaque de châssis de DB6, elle passa ensuite entre les mains de plusieurs propriétaires britanniques, de Londres à Glastonbury puis Wetherby. Elle porte aujourd’hui le moteur et la plaque d’origine, mais son châssis est réputé provenir d’une DB6. Elle rejoignit l’actuelle collection en 2011, déjà refinie dans sa livrée d’origine, et est accompagnée d’une copie de ses registres d’usine, avec chauffage/dégivrage et autoradio Radiomobile.

Estimée entre 435 000 et 650 000€

LOT 124 | 2023 Aston Martin Valkyrie

Châssis : SCF4KRB45PGS70098

Ce châssis 70098 fait partie des 150 coupés construits, et fut conçu pour la zone Asie-Pacifique en conduite à gauche avant d’être livré en 2023 à son unique propriétaire au Japon. Sa configuration « Ultimate Personalisation » signée Q by Aston Martin a ajouté près de 235 000 £ au prix catalogue de 2,5 millions de livres hors taxes : Zenith White rehaussé de carbone apparent teinté bleu et d’accents Midnight Blue, prise d’air inspirée du mont Fuji, jantes magnésium noir mat à 40 000 £ et habitacle en Alcantara Dark Knight et Bespoke Blue, le tout protégé par un film de peinture posé en usine. En décembre 2024, son propriétaire a souscrit un contrat d’entretien de trois ans. Elle n’affichait que 300 kilomètres au compteur au moment du catalogage et est livrée avec son certificat de conformité, son guide, sa mallette d’accessoires et ses câbles de charge.

Estimée entre 2 100 000 et 2 800 000€

LOT 125 | 2009 Ferrari Scuderia Spider 16M

Châssis : ZFFKZ66C000170109

Cet exemplaire fut livré neuf au Royaume-Uni en conduite à droite, le 10 octobre 2009, par Graypaul Nottingham, à son premier propriétaire dans le Lincolnshire. Seuls 48 Scuderia Spider 16M auraient été produits en conduite à droite. Il se distingue d’un coloris rare, Bianco Avus à bande de course et capote rouge, sur sellerie cuir rouge spéciale, avec garnitures carbone, compte-tours blanc et boucliers Ferrari sur les ailes. Entretenue par le réseau Ferrari puis par Dick Lovett Swindon de 2012 à 2016, elle fut acquise en mars 2018 par le propriétaire précédent, qui la confia à H R Owen Cheltenham et à DK Engineering, avant de passer en juin 2024 au vendeur actuel. Elle affichait 13 150 miles (environ 21 160 km) au compteur au moment du catalogage et est livrée avec ses guides en pochette cuir, sa trousse à outils et son gonfleur.

Estimée entre 700 000 et 800 000€

LOT 127 | 1964 Ferrari 250 GT Lusso

Châssis : 5711 GT

Présentée au Salon de Paris 1962, la 250 GT Lusso fut produite à seulement 350 exemplaires. Celle-ci en est la 316e, et la 19e des 23 livrées en conduite à droite, avec compteur en miles. Le 7 novembre 1963, Martin Brain, de Sutton Coldfield, signa sa commande auprès de Maranello Concessionaires, importateur du colonel Ronnie Hoare, d’abord en Oro Chiaro sur cuir rouge foncé, avant de la modifier pour un rouge Ferrari avec sellerie crème : l’usine la fit en Rosso Cina sur cuir blanc, ce qui en fait la seule 250 GT Lusso à sortir de Maranello avec une sellerie Pelle Bianco. Immatriculée ALP 5B le 13 avril 1964, elle fut revendue dès novembre à John Moore, qui l’emmena jusqu’au Maroc et revint en 1966. Passée en 1969 à F W J Cornwallis, d’Eastbourne, puis probablement dans la collection du passionné Dick Crossthwaite, elle fut restaurée en 1987-88 par MotoTechnique de Kevin O’Rourke et présentée en avril 1988 dans le magazine Supercar Classics. Au début des années 1990, elle intégra la collection de Lee Kun-hee, ancien président de Samsung, avant de séjourner de longues années en Australie. Certifiée Ferrari Classiche en 2026, elle conserve ses moteur, boîte et pont arrière d’origine, et appelle aujourd’hui une restauration, avec copies de ses bons de commande et de sa correspondance d’époque.

Estimée entre 850 000 et 1 100 000€

LOT 128 | 1956 Bentley S1 Continental Drophead Coupé par Park Ward

Châssis : BC33BG

Contrairement à la plupart des cabriolets Bentley d’après-guerre, la carrosserie Park Ward n° 700 de la S1 Continental n’est pas une adaptation de la berline d’usine : entièrement sur mesure, elle fut construite en aluminium sur l’exceptionnel châssis Continental, véritable « gentleman’s express » de l’époque. Dessinée par John Blatchley, elle se distingue par ses ailes fluides, ses discrètes hanches arrière et ses ailerons à peine esquissés. Seuls 94 cabriolets furent produits sur ce châssis, dont 58 en conduite à droite selon ce style. Le châssis BC33BG, doté du moteur à haute compression avec carburateurs plus gros, d’une boîte automatique et d’une direction assistée, fut livré neuf à Alfred James McAlpine, président de l’entreprise de génie civil Sir Alfred McAlpine & Sons et collectionneur réputé. Le père de l’actuel vendeur l’acquit en Australie en 1979 et la conserva jusqu’à son décès en 1992, avant qu’elle soit transmise à son fils, qui l’utilisa régulièrement pendant plus de vingt-cinq ans dans un état très original. Elle a ensuite été entièrement restaurée, carrosserie démontée, par P&A Wood sous la direction de Georgina et Louise Wood, avec reconstruction complète du moteur et de la mécanique. Elle arbore désormais un Shell Grey sur Astral Blue, avec cuir et capote bleu marine et climatisation. Terminée pour le Pebble Beach Concours d’Elegance 2023, où elle remporta la 2e place en catégorie Postwar British Luxury, elle fut primée à nouveau en 2024 au rallye annuel du Rolls-Royce Enthusiasts Club. Un livre d’historique et de restauration détaillé l’accompagne.

Estimée entre 800 000 et 1 150 000€

LOT 129 | 2018 Lamborghini Aventador S Roadster

Châssis : ZHWEV4ZD4KLA08182

Cet exemplaire est sorti de la chaîne de Sant’Agata en Nero Pegaso, avec un intérieur Nero Ade rehaussé de cuir Sabbia Nefertem, selon une configuration détaillée sur cinq pages dans son dossier. Construit en conduite à droite, il fut livré neuf au Royaume-Uni et immatriculé le 24 octobre 2018. Le propriétaire actuel l’a acquis en septembre 2020 auprès de Lamborghini Chelmsford, avec environ 600 miles au compteur, après un unique propriétaire précédent. Entretenue exclusivement par le réseau officiel, avec des passages chez Lamborghini Pangbourne en octobre 2021 et octobre 2022, elle n’affichait que 4 350 miles (environ 7 000 km) au moment du catalogage. Elle est livrée avec ses livrets et manuels Lamborghini ainsi qu’un jeu de jantes de rechange chaussées de pneus hiver.

Estimée entre 375 000 et 445 000€

LOT 131 | 2005 Lamborghini Murciélago Roadster

Châssis : ZHWBE26S06LA01846

Cet exemplaire fut commandé neuf par Peter Kaus pour sa célèbre Rosso Bianco Collection, installée à Aschaffenburg, près de Francfort, en même temps qu’une Murciélago 40th Anniversary, l’un des 50 coupés de cette série limitée. Achevé le 21 novembre 2005, il fut livré à l’Allemagne par Lamborghini Stuttgart un 1er juillet, en conduite à gauche, dans une teinte Giallo Orion sur cuir Nero Perseus rehaussé de surpiqûres Giallo. Son équipement comprend des capteurs de stationnement arrière, un déflecteur, le Carbon Package et une barre de renfort moteur en carbone. Son V12 atmosphérique de 6,2 litres, annoncé à 580 chevaux, est associé à la boîte robotisée « E-Gear » à six rapports. Resté chez Kaus jusqu’en 2014, il fut ensuite entreposé et entretenu en Italie par les spécialistes Top Motors Salvioli et Cremonini Classic. Immatriculé au Royaume-Uni depuis mars 2017, il a obtenu son contrôle technique en juin 2026, peu après une révision en mai chez Carrera Sport, dans le West Sussex. Il n’affichait que 570 kilomètres au compteur au moment du catalogage et est livré avec ses brochures « The Seven Deadly Sins » et « The Collection » ainsi que sa pochette de guides.

Estimée entre 500 000 et 750 000€

LOT 132 | 2015 Ferrari 458 Speciale Aperta

Châssis : ZFF78VHC000207272

Cet exemplaire fut livré neuf au Royaume-Uni, et n’a connu que deux propriétaires depuis l’origine. Commandé via le programme Tailor Made en même temps qu’une 458 Speciale berlinetta identique, dont il est le jumeau à numéro de châssis consécutif (Lot 133), il arbore l’Alluminio Grezzo Opaco, un aluminium brut vernis mat, rehaussé d’une livrée de course Blu Nart, d’étriers noirs, de sorties d’échappement en titane et de boucliers Scuderia Ferrari. Le carbone apparent s’invite au diffuseur, aux entrées d’air, aux cache-moteur, aux volets et aux centres de roues, et la suspension est dotée du relevage de l’avant. L’habitacle reçoit un Alcantara généralisé, des baquets en carbone en tissu 3D à surpiqûres blanches et des Cavallino brodés. La voiture n’affichait que 1 751 miles (environ 2 818 km) au compteur au moment du catalogage et est livrée avec sa maquette Ferrari, sa correspondance Tailor Made, son certificat d’authenticité, ses contrôles techniques et ses factures d’entretien de Stratstone Ferrari de Colchester.

Estimée entre 1 400 000 et 1 750 000€

LOT 133 | 2015 Ferrari 458 Speciale

Châssis : ZFF75VHC000207271

Cet exemplaire fut livré neuf au Royaume-Uni et n’a connu que deux propriétaires depuis l’origine. Commandé en même temps qu’une 458 Speciale Aperta strictement identique via le programme Tailor Made, il en est le jumeau à numéro de châssis consécutif (Lot 132). Il arbore l’Alluminio Grezzo Opaco, un aluminium brut satiné protégé par un vernis transparent, rehaussé d’une bande de course Blu Nart, d’étriers noirs, de boucliers Scuderia et de sorties d’échappement en titane. Le carbone apparent est omniprésent : diffuseur, entrées d’air, cache-moteur, volets avant et centres de roues, tandis que la suspension est dotée d’un relevage de l’avant. L’habitacle reçoit de l’Alcantara généralisé, des baquets en carbone en tissu Mycro Prestige à surpiqûres blanches, des Cavallino brodés, un arceau et un volant coloré. La voiture n’affichait que 1 980 miles (environ 3 187 km) au compteur au moment du catalogage et est livrée avec sa maquette Ferrari, sa documentation Tailor Made, ses contrôles techniques et son suivi d’entretien chez Stratstone Ferrari de Colchester.

Estimée entre 600 000 et 800 000€

LOT 134 | 1953 Bentley B Special ‘Blue Train’ Recreation par Racing Green

Châssis : B162UM

Le châssis B162UM naît en 1953 comme berline Bentley R-Type, l’un des 2 323 exemplaires construits entre 1952 et 1955. Selon les copies de sa fiche d’usine, il est livré neuf à Paris à la baronne de la Rochette, en bicolore Masons Black et Tudor Grey sur cuir Fawn. Présente en France depuis au moins 1995, la voiture est achetée en octobre 2023 par son propriétaire actuel, passionné d’ingénierie et de belles anglaises, qui la confie à Racing Green Engineering, spécialiste gallois de la « nostalgie automobile », pour une métamorphose complète. L’objectif : recréer la légendaire Bentley « Blue Train », en l’occurrence le coupé trois places carrossé par Gurney Nutting, immortalisé par Terence Cuneo et lié à l’exploit de Woolf Barnato contre le Train Bleu en mars 1930. La carrosserie est entièrement refaite en aluminium, le six-cylindres d’origine cède la place à un huit-cylindres en ligne B81 de 6 516 cm3, associé à une boîte automatique à trois rapports issue de la Bentley Turbo. Le commanditaire a ajouté des sièges chauffants, des phares à cerclage nickelé, un éclairage LED sous le capot, une trousse à outils dans le coffre et pas moins de trois meubles-bars intégrés, pour vin pétillant, vin tranquille et spiritueux. Achevée en août 2025 en vert, sur cuir Light Tan et ronce de noyer, avec un dossier documentant toute la construction, elle est proposée par son commanditaire lors d’une vente organisée en partenariat avec le Royal Automobile Club, destination de Barnato à Pall Mall.

Estimée entre 430 000 et 500 000€

LOT 136 | 1965 Ferrari 275 GTS

Châssis : 07293

Cette Ferrari 275 GTS est la 61e, et la 7e des 19 voitures en conduite à droite. Importée par Maranello Concessionaires du colonel Ronnie Hoare, elle fut livrée en juillet 1965 au Royaume-Uni, en Rosso Cina sur cuir Connolly beige, teinte qu’elle a conservée. Son premier propriétaire, Charles Lucas, la reçut en août 1965 sous l’immatriculation GGO 491C. Elle passa ensuite à R G Bond en 1967, R Hands en 1972, Bernard Kain en 1974 pour onze ans, puis au collectionneur Adrian Liddell, avant d’entrer chez Joseph Fung, de Hong Kong, qui la confia en 1994-1995 à European Auto Restoration, en Californie, pour une restauration complète, documentée par quatre albums photo. Elle fut restaurée à nouveau à niveau concours par Brick Kiln Group, tandis que son moteur fut reconstruit vers le milieu des années 2000 par Chris Holley et Light Car Company. Certifiée Ferrari Classiche en avril 2010, elle conserve ses châssis, moteur et boîte d’origine, et appartient à son propriétaire actuel depuis 2012, qui y a ajouté environ 1 000 miles. Elle a été révisée en octobre 2025 par Joe Macari Classics, avec quatre pneus Michelin neufs et un radiateur révisé, et est accompagnée d’un rapport de l’expert Marcel Massini et de son « Red Book ».

Estimée entre 1 150 000 et 1 750 000€

LOT 137 | 1993 Porsche 911 Carrera RS 3.8

Châssis : WP0ZZZ96ZPS497077

Conçue pour homologuer la 3.8 RSR de compétition, la 911 Carrera RS 3.8 de génération 964 est la plus radicale des 911 refroidies par air, reconnaissable à ses ailes élargies, son immense aileron et ses jantes trois pièces « Speedline for Porsche ». Elle perd près de 300 kg face à une Carrera 2 grâce à un capot et des portes en aluminium, des vitres plus fines, l’absence de sièges arrière et d’insonorisation. Son flat-six de 3,8 litres développe 300 chevaux, transmis via une boîte manuelle à six rapports renforcée, pour un 0 à 100 km/h en moins de 5 secondes et près de 275 km/h. Cet exemplaire est l’un des 55 construits, et la seule 964 RS 3.8 connue en Zermatt Silver Metallic, teinte spéciale, avec intérieur cuir noir. Achevé par l’usine de Stuttgart le 1er septembre 1993, il reçoit des sièges baquets, des jantes RS Cup de 18 pouces, le kit large, un réservoir de 92 litres, un autobloquant à 40 % et un volant cuir Atiwe. Configuré pour l’Espagne, il fut livré à un VIP de Porsche, la correspondance d’époque, reprise dans l’ouvrage de référence de Barth, Franz et Weber, attestant que le même propriétaire l’a conservé depuis, avec un usage très modéré. Il n’affichait que 10 210 kilomètres au compteur au moment du catalogage et conserve sa boîte et son moteur M64/04 d’origine, avec numéros concordants. RM Sotheby’s recommande une inspection et une remise en route mécanique avant toute utilisation sur route.

Estimée entre 950 000 et 1 150 000€

LOT 138 | 2009 Ferrari Scuderia Spider 16M

Châssis : ZFFKZ66J000168686

Cet exemplaire fut livré neuf au Japon et vendu en août 2009 à son premier propriétaire, résidant à Musashino, dans l’ouest de Tokyo. Il arbore le classique Grigio Scuro rehaussé d’une bande tricolore italienne peinte à la main, d’étriers jaunes, de jantes anthracite et de boucliers Scuderia, avec pack carbone extérieur. L’habitacle en Alcantara Blu Scuro à surpiqûres blanches reçoit des baquets en carbone, un compte-tours blanc rare, un volant Alcantara à palettes en carbone et une sono JBL spéciale. Entretenue chaque année par le réseau japonais de 2010 à 2015, avec environ 10 000 km, elle fut importée au Royaume-Uni en 2015 et immatriculée en 2016, où elle est restée entre les mains de son second et actuel propriétaire. Elle n’affichait que 12 189 km au compteur au moment du catalogage et est livrée avec sa garantie et ses livrets.

Estimée entre 750 000 et 850 000€

LOT 139 | 1994 Lamborghini Diablo SE30

Châssis : ZA9DE22A0RLA12122

Seuls 150 exemplaires de cette série SE30 furent construits, dont 25 en conduite à droite et seulement neuf livrés au Royaume-Uni. Celui-ci fut commandé neuf par la famille royale de Brunei et achevé à Sant’Agata Bolognese le 26 juin 1995, dans un Bianco Impacto sur Alcantara Bleu : seule SE30 conduite à droite dans cette combinaison, que trois autres exemplaires seulement partagent. Livrée via Lamborghini GB le 28 juillet 1995, elle partit ensuite pour Brunei jusqu’au début des années 2000, avant d’être achetée par Sir Colin Giltrap et immatriculée en Nouvelle-Zélande en septembre 2002. Le propriétaire actuel l’a acquise en mars 2006 via Lamborghini Auckland avec environ 2 890 km, puis l’a conservée discrètement, parcourant en moyenne 120 km par an. Entretenue par le concessionnaire officiel (freins arrière en 2017, roulement de roue en 2024, vidange et liquide de frein en mars 2026), elle a reçu un volant Momo pour préserver l’original, livré avec la voiture, ainsi qu’une housse, des harnais bleus et ses livrets. Elle n’affiche que 12 396 km au compteur.

Estimée entre 1 400 000 et 1 850 000€

LOT 141 | 2008 Ferrari 430 Scuderia

Châssis : ZFFKZ64C000161604

Produite en mai 2008, cette Ferrari 430 Scuderia fait partie des seulement 165 exemplaires livrés neufs en conduite à droite pour le marché britannique. Présentée dans sa configuration d’origine Rosso Corsa avec bande de course optionnelle, intérieur Nero Alcantara et sièges baquets en carbone, elle est livrée le 17 juillet 2008 par Stratstone Manchester à son premier propriétaire. Développée avec l’implication de Michael Schumacher, la Scuderia bénéficie du V8 atmosphérique 4,3 litres porté à 510 ch et d’une boîte F1-SuperFast 2 capable de changements de rapport en 60 millisecondes. Conservée avec soin, elle a été entretenue tout au long de sa vie par des spécialistes reconnus tels que Graypaul Nottingham, Meridien Modena, Dick Lovett Swindon, Stratstone Manchester puis Simon Furlonger en 2025. Restée conforme à sa spécification d’origine, elle affiche seulement 5 938 miles et est accompagnée de ses manuels, de son kit outils, de son kit de gonflage et de sa housse intérieure. Ce faible kilométrage et sa configuration recherchée en font l’un des exemplaires les plus séduisants de cette série spéciale Ferrari.

Estimée entre 465 000 et 600 000 €

LOT 142 | 1973 Ferrari Dino 246 GTS

Châssis : 07094

Livrée neuve au Royaume‑Uni en septembre 1973, cette Dino 246 GTS est l’un des 235 exemplaires configurés en conduite à droite pour le marché britannique. Commandée par l’intermédiaire de Maranello Concessionaires, elle est spécifiée en Nero avec intérieur Connolly Rosso, climatisation, vitres électriques et jantes Cromodora. Après sa livraison par Lovett of Marlborough à son premier propriétaire, Andrew West, elle participe notamment à un rassemblement du Ferrari Owners’ Club GB à Brocket Hall en 1990 avant d’intégrer une importante collection à Singapour, où elle demeurera pendant 28 ans. Au cours de cette période, elle bénéficie d’une remise à niveau comprenant une nouvelle peinture, une réfection de l’intérieur ainsi qu’une révision du moteur et des suspensions en 2022. Vendue par RM Sotheby’s en 2023, elle revient au Royaume‑Uni où son propriétaire actuel engage près de 18 000 £ de travaux chez HR Owen et Simon Furlonger : révision des carburateurs, des freins, des suspensions et restauration des jantes. Toujours équipée de son moteur matching‑numbers, documentée par Marcel Massini et les archives Ferrari, elle se présente aujourd’hui dans sa livrée Nero d’origine.

Estimée entre 380 000 et 550 000€

LOT 143 | 1971 Ferrari 365 GTB/4 Daytona Berlinetta

Châssis : 14111

Achevée le 10 février 1971, cette Ferrari 365 GTB/4 Daytona est l’un des six très rares exemplaires à conduite à droite combinant les phares sous Plexiglas, le volant gainé de cuir et les appuie‑têtes d’origine. Livrée neuve à Melbourne, en Australie, par W H Lowe, elle est commandée en Oro Chiaro avec intérieur Connolly Beige avant d’être achetée par Alan Watkins puis conservée longtemps par le juge Stuart Murdoch. Après plusieurs décennies en Australie et une longue période de stockage à partir de 2005, elle est importée au Royaume‑Uni en 2014 par DK Engineering. Cette même année, elle obtient la certification Ferrari Classiche et son précieux Red Book, confirmant la présence de sa carrosserie, de son moteur V12 et de sa boîte de vitesses matching‑numbers. En 2017, elle bénéficie d’un rafraîchissement esthétique avec une peinture Blue Sera Metallizzato et un intérieur Bordeaux Connolly réalisé par O’Rourke Coachtrimmers. Régulièrement entretenue depuis, notamment en 2024, 2025 et 2026, elle affiche seulement 29 758 miles et demeure l’une des Daytona les plus rares et désirables produites.

Estimée entre 465 000 et 600 000€

LOT 144 | 2004 Ferrari 360 Challenge Stradale

Châssis : ZFFDT57B000135973

Née du succès du Ferrari Challenge, championnat monotype lancé en 1993, la 360 Challenge Stradale de 2003 répondait à la demande de clients réclamant une version de la voiture de course utilisable sur route. Elle n’est autre qu’une 360 Modena allégée pour un usage occasionnel en circuit, débarrassée de ses isolants phoniques et de nombre de ses éléments de confort. Son V8 voit sa compression relevée pour atteindre 425 chevaux, soit 25 de plus, et s’accompagne d’une boîte F1 à palettes, de freins en carbone-céramique, d’une suspension plus basse et plus ferme et d’une barre antiroulis renforcée. Moins de 1 300 exemplaires furent construits. Ce châssis 135973 fut achevé en janvier 2004 et livré neuf le même mois à un passionné d’Alessandria, en Italie, dans une robe Nero Daytona rehaussée des bandes tricolores Challenge Stradale, de boucliers Scuderia et d’étriers noirs, sur intérieur cuir Nero. Passée en novembre 2008 à un revendeur spécialisé, puis exportée en 2012, elle fut achetée en 2014 par un collectionneur britannique, qui l’immatricula en Angleterre en décembre 2014, avant d’être acquise un mois plus tard par son propriétaire actuel. Depuis onze ans, ce dernier l’a entretenue régulièrement chez H R Owen et chez le spécialiste Bob Houghton, avec remplacement des courroies en octobre 2024 et mise à jour des calculateurs en janvier 2026. Selon lui, elle n’a jamais roulé sur circuit, et seuls 3 403 km ont été parcourus depuis octobre 2014. Elle n’affichait que 14 925 km au compteur au moment du catalogage.

Estimée entre 600 000 et 700 000€

LOT 145 | 2022 Ferrari Daytona SP3

Châssis : ZFF05UMB000277499

Troisième création de la série Icona après les Monza SP1 et SP2, la Daytona SP3 rend hommage au triplé de Ferrari aux 24 Heures de Daytona 1967, où les 330 P3/4 et 330 P4 franchirent la ligne côte à côte en réponse à la victoire de Ford au Mans. Son V12 de 6,5 litres, dérivé de celui de la 812 Superfast, développe 829 chevaux, le plus puissant jamais installé dans une Ferrari de route sans assistance électrique, pour un 0 à 100 km/h en 2,85 secondes. Ce châssis 277499, achevé à Maranello en juin 2022 en conduite à gauche, est une voiture de développement, comme l’atteste la plaque « Vettura Di Sviluppo » sur le monocoque carbone. Plutôt que d’être livrée à l’un des 600 clients, elle fut conservée par Ferrari SpA et immatriculée en Italie pour servir de voiture de presse. Configurée par l’usine en Giallo Triplo Strato, couleur hors gamme, sur cuir Rosso Ferrari, avec toit, bas de caisse et bouclier en carbone et boucliers Scuderia peints à l’aérographe, elle fut essayée par Motor Sport Magazine, Car and Driver, Road & Track, puis apparut dans le dernier épisode de la saison 33 de Top Gear, diffusé le 18 décembre 2022 sur BBC One. Elle resta chez Ferrari jusqu’en mars 2025, date à laquelle son premier et unique propriétaire privé l’acquit via H R Owen (Ferrari Hatfield) pour l’immatriculer au Royaume-Uni. Elle affichait 2 948 miles (environ 4 744 km) au compteur au moment du catalogage et est livrée avec ses guides, son certificat de conformité ECC, son toit en toile et ses trousses à outils.

Estimée entre 8 500 000 et 11 000 000€

LOT 146 | 1954 Bentley R-Type Continental Fastback par H.J. Mulliner

Châssis : BC30C

Dotée du préfixe « BC » qui signale un moteur à plus forte compression et un châssis tout soudé plus rigide, cette R-Type Continental est l’une des 193 construites avec la carrosserie Fastback Sports Saloon de H.J. Mulliner. Livrée neuve en conduite à droite, avec boîte manuelle à levier au plancher, en Oxford Blue sur sellerie beige, elle fut vendue par Bristol Motors à Thomas Harvey Simmonds, à Londres, et immatriculée pour la première fois le 9 mars 1954. Après trois ans chez lui, elle passa à G Elliot, puis à G I Waker en 1958, avant que F H Wrigley ne la conserve de 1959 à 1980, date à laquelle S R Collins l’acquit. En 1985, par l’intermédiaire de l’expert Charles Howard, elle traversa l’Atlantique pour rejoindre Harvey Greenfield, magnat du jouet pour enfants, à East Hampton, dans l’État de New York. Peu utilisée pendant ses vingt années américaines, elle fut rachetée en 2004 par son propriétaire actuel, qui la rapatria au Royaume-Uni pour une restauration complète de deux ans chez Graeme Hunt Ltd, à Battersea. La climatisation y fut discrètement installée, avec lève-vitres électriques, boiseries en noyer Sunburst, suspension améliorée et baquets en cuir Spinney Beck. Elle fut repeinte dans une teinte Oxford Blue plus foncée, avec des enjoliveurs de roues arrière à vaguelettes Mavrolian. Son six-cylindres d’origine a été remplacé, vraisemblablement par un 4,9 litres. Elle a ensuite parcouru de nombreux voyages européens.

Estimée entre 410 000 et 490 000€

LOT 147 | 2011 Porsche 911 GT3 RS 3.8

Châssis : WP0ZZZ99ZBS780827

Beaucoup d’amateurs voient dans la génération 997.2 le point d’équilibre des 911 refroidies par eau : plus moderne que la 996, plus compacte que les 991 et 992, avec un caractère classique et des performances exploitables sans excès d’électronique. La GT3 RS s’y place à la jonction de la performance analogique et du quotidien, plus facile à vivre qu’une Ferrari 430 Scuderia ou qu’une Lamborghini Gallardo Superleggera. Cet exemplaire fut livré neuf en janvier 2011 par le Porsche Centre Leicester à un membre de la famille Bamford, l’une des plus célèbres familles de collectionneurs automobiles du Royaume-Uni. Il arbore le célèbre habillage 997.2 Grey Black rehaussé de touches Guards Red, en configuration Clubsport avec arceau et baquets, et reçoit des options comme les freins céramique PCCB, les harnais six points, les phares halogènes allégés, le pack Sport Chrono Plus et d’abondantes garnitures en Alcantara et en carbone. Resté huit ans chez son premier propriétaire, qui y a parcouru environ 1 000 miles, il fut vendu en 2018 et est demeuré au Royaume-Uni auprès de quelques propriétaires soigneux. Sa dernière révision annuelle a été effectuée en mai 2026 par le Porsche Centre York, avec 1 970 miles au compteur, et son historique complet est consigné dans son carnet d’origine et ses factures de concessionnaires officiels. Il n’affichait que 1 992 miles (environ 3 206 km) au moment du catalogage.

Estimée entre 500 000 et 600 000€

LOT 150 | 2004 Porsche Carrera GT

Châssis : WP0ZZZ98Z4L000097

Née du prototype LMP 2000, jamais engagé en compétition, la Carrera GT hérite de son V10 atmosphérique conçu secrètement au début des années 1990 pour l’écurie de Formule 1 Footwork, puis porté de 3,5 à 5,5 litres. Produite à 1 270 exemplaires à partir de 2003, elle développe 603 chevaux, délivrés par une boîte manuelle à six rapports au pommeau en bois rappelant celui de la 917, avec monocoque et berceau en carbone, freins carbone-céramique, embrayage carbone à trois disques et jantes en magnésium forgé. Ce châssis, numéroté 0047 de série, fut construit le 17 février 2004 en conduite à gauche, en GT Silver Metallic sur cuir Dark Grey, avec baquets XT, climatisation et radio Porsche Online Pro CD. Livré neuf le 8 avril 2004 à son premier propriétaire par le Porsche Centre Munich, il fut exporté au Japon dès septembre de la même année, entretenu au Porsche Centre Aoyama Setagaya puis chez Muraoka Motor Company, jusqu’à 38 400 km en 2017. Immatriculé au Royaume-Uni depuis octobre 2021, il fut d’abord conservé par un propriétaire de Guildford, qui a engagé en décembre 2021 une grande révision moteur déposé au Porsche Group Operations Centre de Reading, pour 13 723 £. Acquis en juin 2022 par le vendeur actuel, il y est retourné en avril 2025 pour de nouveaux soufflets, capteurs de pression des pneus, la campagne de rappel APA3 et quatre pneus neufs. Il a passé son dernier contrôle technique en juin 2026 sans remarque et affichait 25 694 miles (environ 41 350 km) au catalogage, avec une inspection en 111 points prévue en octobre.

Estimée entre 2 350 000 et 2 900 000€

LOT 151 | 2017 Ferrari F12berlinetta 70th Anniversary ‘Tailor Made’

Châssis : ZFF74UHC000227624

Surnommée « The Green Jewel », cette F12berlinetta est l’unique exemplaire réalisé dans cette configuration, imaginée pour les 70 ans de Ferrari via le programme Tailor Made. Elle rend hommage à David Piper, l’un des plus grands pilotes et patrons d’écurie privés britanniques, ami d’Enzo Ferrari, dont les voitures de sport se reconnaissaient à leur livrée verte. Avec Richard Attwood, il remporta en 1965 les 9 Heures de Kyalami sur une Ferrari 365 P2, victoire dont s’inspire cette robe Verde Metalizzato, rehaussée de cocardes Bianco Avus, de jantes or mat et de boucliers Scuderia peints à l’aérographe. À l’intérieur, le siège du conducteur est garni de cuir Siamo rouge, celui du passager de cuir noir, avec un plissage vertical rappelant les GT Ferrari d’autrefois, des tapis en tissu technique Apollo Bright et des touches de carbone et d’aluminium. Construite en conduite à droite, la voiture fut livrée neuve au Royaume-Uni en juin 2016 par le concessionnaire officiel Dick Lovett de Swindon. Malgré un usage très restreint, elle a été entretenue annuellement par Graypaul de 2018 à 2024, puis par le spécialiste Keys Motorsport Silverstone en juillet 2025 et août 2026, comme l’atteste son carnet à sept tampons. Elle porte l’immatriculation « F12 JWL » et n’affichait que 442 miles (environ 711 km) au compteur au moment du catalogage. Son dossier contient des notes manuscrites et des photographies dédicacées de David Piper lui-même, en plus de ses guides, de son outillage et de sa housse d’intérieur.

Estimée entre 350 000 et 410 000€

LOT 152 | 1963 Mercedes-Benz 300 SL Roadster

Châssis : 198.042.10.003257

Parmi les 209 derniers Roadsters produits, doté du précieux moteur à bloc en aluminium et de freins à disque, ce châssis achevé le 7 février 1963 est l’avant-dernière 300 SL jamais construite, la toute dernière sortant le lendemain. Commandé en White (DB 050) sur cuir Red (DB 203), il fut d’abord livré en Autriche à un concessionnaire de Salzbourg, mais ne trouva pas preneur pendant dix mois, éclipsé par la nouvelle W113 SL, plus abordable. Renvoyé à Stuttgart en novembre pour être converti aux normes nord-américaines, avec phares scellés, compteurs en miles, radio Becker Grand Prix et pneus à flancs blancs, il fut récupéré avec son hardtop par son premier propriétaire américain le 14 février 1964, ce qui en fait l’un des trois seuls Roadsters facturés en 1964. Le premier propriétaire connu est Robert Lindsay, qui y fit remplacer le bloc moteur en janvier 1968. La voiture passa ensuite entre les mains de concessionnaires de Spokane et de Seattle (Bill Sutherland puis Phil Smart Sr), puis celles de collectionneurs de renom comme Gordon Apker, David Brice (qui l’acheta 500 000 $ en 1988) et Thomas Taffet. Elle fut entièrement repeinte à son retour dans la famille Smart en 2001 chez Rudi & Company, remporta la 2e place de sa classe au Kirkland Concours d’Elegance en 2013, puis fut importée au Royaume-Uni en 2020. En 2024, le spécialiste Martin Cushway y a effectué plus de 20 000 £ de travaux, avec chaîne de distribution neuve, et confirmé que châssis, caisse, boîte de vitesses, pont arrière et pivots d’origine sont conservés. Elle est livrée avec un Mercedes-Benz Classic Certificate de 2007, son hardtop, ses livrets et un ensemble de valises sur mesure.

Estimée entre 1 300 000 et 1 500 000€

LOT 154 | 1965 Ferrari 275 GTB Alloy

Châssis : 08059

Reine des berlinettes de grand tourisme des années 1960, la 275 GTB conjugue performances, style Pininfarina et savoir-faire Scaglietti, et celles à carrosserie en aluminium d’usine en sont la déclinaison la plus recherchée. Ce châssis 08059 fait partie des quelque 80 exemplaires à long museau et deux arbres à cames ainsi équipés. Achevé en décembre 1965 en Giallo Fly sur cuir Bleu Vaumol, avec triple carburateur et instruments en kilomètres, il fut vendu neuf à une société pharmaceutique de Bologne, qui le conserva environ dix-huit mois avant de le céder en mai 1967 à Simona Messori, de Reggio Emilia. Exporté en 1969, il appartenait en 1973 au collectionneur Lee Wilson, dans l’Indiana, qui l’exposa à l’Indianapolis Motor Speedway puis à l’Auburn-Cord-Duesenberg Museum, avant de passer en 1986 à Shin Takei, en Californie. En 2003, le Belge Philippe Lancksweert, ancien associé de Jacques Swaters au Garage Francorchamps, en fit réaliser la restauration complète par Bacchelli & Villa et Tappezzeria Luppi, puis sa préparation en compétition historique par Roelofs Engineering, avec six carburateurs Weber, arceau et jantes de 15 pouces. La voiture reçut son Red Book Ferrari Classiche en avril 2004, confirmant ses numéros concordants de châssis, moteur et carrosserie, et prit part au Tour Auto avant d’être acquise un mois plus tard par son propriétaire actuel. Depuis vingt-deux ans, ce passionné l’a fait courir aux 24 Heures du Mans Classic 2004, à de nombreuses éditions du Tour Auto jusqu’en 2024 et au Modena Cento Ore Classic 2017. Elle est livrée avec ses documents Ferrari Classiche, ses papiers FIA et un rapport historique de Marcel Massini.

Estimée entre 2 050 000 et 2 350 000€

LOT 155 | 1991 Honda NSX

Châssis : JHMNA11500T000233

Aux yeux de beaucoup, Ayrton Senna au volant d’autre chose qu’une monoplace, c’est une Honda NSX. Triple champion du monde de Formule 1, il avait contribué à son développement en jugeant son châssis « un peu fragile », ce qui poussa Honda à le rigidifier de 50 %. En 1991, selon un accord avec la marque, Honda mit une NSX à sa disposition au Portugal, où il possédait une propriété à Quinta do Lago. Ce châssis T000233, en Formula Red avec toit noir contrasté sur cuir noir, fut importé par Honda Automobil de Portugal et immatriculé le 22 mars 1991 sous le numéro « SX-25-59 ». Stockée à Lisbonne, elle était livrée à Senna à chacune de ses venues. Il la conduisit jusqu’au Grand Prix du Portugal 1991 à Estoril, où il termina deuxième, et elle apparaît dans le documentaire « Ayrton Senna: Racing Is In My Blood » de 1992. Elle est surtout connue pour la photo où Senna, en jean et chemise, la lave au tuyau d’arrosage, d’où son surnom de « hosepipe car ». Immatriculée à Lisbonne en février 1995 par Laboa Etablissement, elle passa chez le concessionnaire Honda Nipomotor en 1997, puis en novembre 2009 chez le propriétaire de MSCAR, dans l’Algarve, avant d’être achetée en 2013 par Robert McFagan, qui l’importa au Royaume-Uni en 2016. Présentée à Imola en 2019 pour les 25 ans de la mort de Senna, elle fut acquise en 2024 par son propriétaire actuel, installé à Nagoya, au Japon. Elle est livrée avec son carnet de garantie, ses documents portugais et une copie du fax de Honda confirmant son histoire.

Estimée entre 600 000 et 950 000€

LOT 156 | 2007 Ferrari 575 Superamerica

Châssis : ZFFGT61C000144571

Sur les 559 Superamerica, cabriolet dérivé de la 575M Maranello, seules 63 furent construites en conduite à droite pour le Royaume-Uni, et rares sont celles à présenter un usage aussi modeste que ce châssis 144571. Achevé à Maranello en Rosso Corsa sur cuir Nero, avec tapis Rosso, boucliers Scuderia sur les ailes, étriers rouges et sono haute puissance avec lecteur CD, il fut livré neuf en janvier 2007 à son premier propriétaire par le concessionnaire officiel HR Owen, à Londres. L’essentiel de son faible kilométrage fut parcouru la première année : 262 miles au compteur lors de son entretien du 9 avril 2008 chez JCT600, à Leeds, puis seulement 295 miles en avril 2015. Entretenu exclusivement par le réseau officiel Ferrari, il a bénéficié en mars 2013 du pack HGTC, pour 15 000 £, qui lui a apporté des freins carbone-céramique, un échappement titane de course, une suspension abaissée et reprogrammée, une direction plus directe et un recalibrage de sa boîte F1 à six rapports. Il n’a connu que deux propriétaires privés, dont seul le premier l’a immatriculé pour la route, et a été confié à Stratstone Manchester en 2017 et 2018. En août 2026, JCT600 y a réalisé une vidange, le remplacement de l’alternateur et de la courroie de distribution, pour 5 122 £. Il n’affichait que 303 miles (environ 488 km) au compteur au moment du catalogage et est livré avec ses guides dans leur pochette en cuir, son certificat de conformité ECC, sa protection de toit et sa housse.

Estimée entre 550 000 et 800 000€

LOT 157 | 2001 Ferrari 550 Barchetta

Châssis : ZFFZR52C000124116

Pour les 70 ans de Pininfarina, la 550 Maranello fut déclinée en barchetta découvrable, dotée d’un pare-brise bas et dévoilée par Luca di Montezemolo et Sergio Pininfarina au Mondial de Paris 2000. Le chiffre quatre portant malheur en Asie de l’Est, Ferrari aurait porté la production de 444 à 448 exemplaires, tous équipés du V12 atmosphérique de 5,5 litres de 479 chevaux et de la boîte manuelle à six rapports à grille ouverte. Cet exemplaire porte le numéro 138 sur 448, et fait partie des 48 construits en conduite à droite. En Rosso Corsa sur cuir Connolly Nero, avec tapis assortis, étriers rouges et jantes à cinq branches, il fut livré neuf à Hong Kong en juin 2001 par l’importateur Italian Motors Ltd, puis remis le 3 juillet à son premier propriétaire, M. Poon Kin Lap. Entretenu en Malaisie chez Naza Italia, il n’affichait que 54 km en juillet 2012, et reçut en novembre 2012 la certification Ferrari Classiche, confirmant que sa carrosserie, son moteur et sa boîte de vitesses sont d’origine. Arrivé au Royaume-Uni en 2022, il a bénéficié en décembre chez H R Owen d’une grande révision de 8 692 £, avec courroies de distribution et d’accessoires neuves, batterie neuve et vérins de coffre remplacés. Il n’affichait que 571 km au compteur au moment du catalogage. Il est livré avec son Red Book, ses guides dans leur pochette en cuir, son certificat d’origine, son toit en toile, sa housse et deux casques Barchetta avec leurs housses de transport.

Estimée entre 850 000 et 950 000€

LOT 158 | 2017 Ferrari F12 TDF

Châssis : ZFF81BHC000227277

Version extrême de la F12berlinetta, dévoilée en 2015, la F12tdf reprend le nom « Tour de France » de la 250 GT Berlinetta Competizione des années 1950. Son V12 atmosphérique de 6,3 litres développe 769 chevaux, ce qui en faisait la Ferrari atmosphérique de série la plus puissante à son lancement. Son châssis multitubulaire en douze alliages, développé avec Scaglietti, est 20 % plus rigide que celui de la 599 et pèse plus de 60 kg de moins, tandis que le carbone économise 110 kg supplémentaires. Boîte à double embrayage à sept rapports, freins carbone-céramique de la LaFerrari, quatre roues directrices de série et 87 % d’appui supplémentaire lui permettent d’accélérer de 0 à 100 km/h en 2,9 secondes et d’atteindre 340 km/h. Elle fut produite à 799 exemplaires, chacun portant une plaque « Limited Edition 1/799 ». Cet exemplaire, en conduite à droite pour le Royaume-Uni, fut immatriculé en mai 2017 dans une livrée inspirée du châssis 0563 GT, première série de la 250 GT Tour de France : Azzurro La Plata avec bande tricolore française, sur Alcantara Charcoal rehaussé de rayures tricolores sur les sièges. Il reçoit relevage de l’avant, échappement sport, étriers rouges, carbone sur les antibrouillards, les inserts de planche de bord, les protections de seuils et les enjoliveurs, ainsi que des boucliers Scuderia et des Cavallino brodés. Entretenu par DK Engineering dès mars 2022, puis par H R Owen, avec des révisions annuelles en mars 2022 et 2024, il a connu quatre brefs propriétaires avant d’être acquis en décembre 2024 par son propriétaire actuel. Il n’affichait que 3 195 miles (environ 5 142 km) au compteur au moment du catalogage.

Estimée entre 2 000 000 et 2 350 000€

LOT 159 | 2008 Ferrari 599 GTB Fiorano

Châssis : ZFFFD60C000158219

Apparue en 2006, la 599 GTB Fiorano a redéfini le grand tourisme chez Ferrari : son V12 atmosphérique F140C de 6,0 litres, hérité de l’Enzo et logé entièrement derrière l’essieu avant, développe 604 chevaux, soit 100 de plus que la 575M, pour un 0 à 100 km/h en 3,7 secondes et 330 km/h en pointe. Selon une lettre de Tony Willis, des archives de Maranello Concessionaires, cet exemplaire fut achevé en conduite à droite le 27 novembre 2007. Il fut configuré en Grigio Titanio métallisé sur cuir Bordeaux, avec ciel de toit et tapis assortis, sièges électriques de type Daytona à passepoils et surpiqûres Nero, plage arrière en cuir, zone de conduite en carbone avec diodes de changement de rapport, compte-tours Giallo, sono Bose Hi-Fi, capteurs de stationnement, étriers Rosso, boucliers Scuderia et jantes Challenge polies. Importé via Ferrari North Europe, il fut vendu neuf le 3 mars 2008 par le concessionnaire Charles Hurst, à Belfast, en Irlande du Nord. Un deuxième propriétaire l’acquit le mois suivant, puis un troisième le conserva quatorze ans à partir de juin 2009. L’actuel vendeur l’a acheté en août 2023, et il n’affichait que 24 392 miles (environ 39 255 km) au compteur au moment du catalogage. Il est livré avec ses guides dans leur pochette en cuir, son passeport d’identification Ferrari, sa trousse à outils et son chargeur de batterie.

Estimée entre 105 000 et 130 000€

LOT 160 | 2007 Mercedes-Benz SLR ‘McLaren Edition’ Roadster by McLaren Special Operations

Châssis : WDD1994761M001455

Fruit de l’alliance de McLaren et Mercedes-Benz en Formule 1, la SLR McLaren, présentée à Francfort en 2003, associe un monocoque en carbone, des portes papillon et un V8 de 5,4 litres suralimenté de 617 chevaux monté derrière l’essieu avant, pour un 0 à 100 km/h en 3,8 secondes et 333 km/h en pointe. Ce roadster 2007, d’abord livré en Crystal Laurit Silver Metallic sur Anthracite, est devenu la toute première SLR modifiée par McLaren Special Operations (MSO), à l’origine du programme « McLaren Edition ». Envoyé à Woking en janvier 2009, il reçut une peinture Alabaster White, le pack aérodynamique de la 722, des jantes 722S et un nouvel intérieur, pour plus de 78 000 £. À la suite d’une discussion entre son premier propriétaire et le directeur de MSO, Harold Dermot, il y retourna en 2010 pour une métamorphose plus poussée : peinture Midas Fire Grey, pare-chocs et bas de caisse redessinés, diffuseur de la Stirling Moss, couvercle de coffre en queue de canard, 50 kg gagnés et 20 % d’appui en plus, rétroviseurs carbone, étriers rouges au logo McLaren, échappement spécial, suspension retravaillée, sièges en cuir rouge et Alcantara noir, volant carbone et plaque « 001 ». Les factures de MSO dépassent 120 000 £. Il est le premier des 25 McLaren Edition construits, dont seulement quatre roadsters, ce qui en fait la plus rare des SLR homologuées pour la route. Entretenu chez Mercedes-Benz de 2008 à 2020, il a bénéficié d’une grande révision en 2023 chez SPS Automotive Performance, en Allemagne, puis d’un entretien en juin 2026 chez Mercedes-Benz de Belfast. Il n’affichait que 3 178 miles (environ 5 115 km) au compteur au moment du catalogage.

Estimée entre 750 000 et 850 000€

LOT 162 | 1988 Ferrari F40

Châssis : ZFFGJ34B000078623

Dernière création validée par Enzo Ferrari en personne, la F40 fut dévoilée au Salon de Francfort en 1987 pour les 40 ans de la marque. Prévue à 400 exemplaires, elle fut finalement produite à 1 315 unités, face à l’engouement des clients. Sa construction en Kevlar et carbone, son V8 biturbo de 2,9 litres d’environ 478 chevaux et ses 324 km/h en firent la voiture de route la plus rapide du monde à son lancement. Ce châssis 78623, début de production et de spécification européenne, fut lancé en fabrication à Maranello le 14 septembre 1988, puis achevé le 13 décembre en Rosso Corsa, avec sièges en tissu Stoffa Vigogna rouge. Il fut livré neuf en décembre 1988 à Rome par le célèbre concessionnaire Sa Mo Car, avant de partir pour le Japon, où il fut immatriculé en avril 1994. Probablement au Japon, il a été transformé pour ressembler à la F40 LM de compétition : coques avant et arrière de remplacement dans le style LM, jantes OZ à cinq branches, tableau de bord numérique, calculateur MoTeC, sièges OMP à harnais Momo et pommeau de boîte en carbone issu de la F50. Il conserve toutefois ses vitres coulissantes en Lexan, sa cloison en Kevlar et son toit d’origine, ainsi que son moteur et sa boîte à cinq rapports à numéros concordants. Un rapport de juillet 2026 de GTO Engineering et d’un spécialiste de RM Sotheby’s indique que la voiture démarre instantanément et fonctionne sans défaut, sans essai sur route. Son compteur numérique affichait 30 398 km au moment du catalogage, sans l’ancien compteur ni justificatif. Il est idéal pour une restauration en configuration route d’origine, et est livré avec un jeu de roues et pneus de rechange.

Estimée entre 2 100 000 et 2 800 000€

Copyright photos ©RM Sotheby’s.