Artcurial Motorcars : cap sur les Champs-Élysées avec la collection Hommel et une exceptionnelle Carrera GT
La maison Artcurial donne rendez-vous aux collectionneurs demain à Paris pour une nouvelle édition de sa vente Automobiles sur les Champs, qui réunira 74 lots au pied des Champs-Élysées. Parmi les temps forts du catalogue figure une sélection issue de la célèbre collection Hommel, comprenant notamment plusieurs Mercedes-Benz de premier plan, dont de très désirables 300 SL ainsi que des SLS AMG. Les amateurs de sportives italiennes pourront également suivre avec attention la vente de trois Ferrari remarquables, composées de deux 246 GT Dino et d'une rare 550 Barchetta. La vacation accueille également l'une des vedettes du catalogue avec une Porsche Carrera GT affichant un faible kilométrage et bénéficiant d'une révision récente, un argument particulièrement apprécié sur le marché actuel.
Entre icônes allemandes, légendes de Maranello et supercar devenue incontournable chez les collectionneurs, cette édition 2026 d'Automobiles sur les Champs s'annonce comme l'un des rendez-vous majeurs de l'automne pour les passionnés d'automobiles de collection.
Découvrons maintenant les principaux lots de cette vente parisienne.
LOT 17 | 2006 Aston Martin DB9 Volante
Châssis : SCFAD02A56GB06253
Cette Aston Martin DB9 Volante a été vendue neuve en France le 14 novembre 2006 par Royal Motors, au Cannet. Elle sort d’usine en « Onyx Black », avec un intérieur « Bamboo » et une boîte automatique Touchtronic à 6 rapports. Sous son capot, le V12 atmosphérique de 5,9 litres développe 450 ch, pour un cabriolet à l’élégance toute britannique. Elle change de mains en juin 2008, puis en novembre 2009, toujours par l’intermédiaire de Royal Motors, qui l’entretient jusqu’en 2013, comme l’atteste son carnet d’entretien tamponné. Son propriétaire actuel, quatrième de l’histoire de l’auto, l’acquiert cette année-là avec 52 500 km. Elle est ensuite suivie par Auto Performances Bordeaux, jusqu’à la dernière facture de septembre 2026, à 116 873 km. Le mécanisme de capote a été récemment remis en état et la toile remplacée. La carrosserie et l’habitacle sont d’origine, avec les marques de l’âge et du kilométrage. Cette facture signale une déformation des jantes arrière et des bruits de boîte lors des passages de 1re en 2e puis de 2e en 3e, sans que cela empêche de rouler. Avec sa teinte rare et la sonorité de son V12, elle mérite les travaux préconisés. Elle est vendue sans prix de réserve, avec un titre de circulation français.
Estimation : 35 000 - 50 000 €
LOT 35 | 1968 Mercedes-Benz 280 SL automatic avec hardtop
Châssis : 11304412001555
Cette Mercedes-Benz 280 SL « Pagode » a été construite pour le marché italien, comme l’indique sa plaque de caisse. Elle est livrée neuve en 1968, dans une élégante teinte vert foncé (réf. 268H), avec la très recherchée direction assistée en option et une boîte automatique à quatre rapports à levier au plancher. Immatriculée en Allemagne depuis 1993, elle entre en 2014 dans la collection de Guido Hommel, à qui elle appartient toujours. La carrosserie a fait l’objet d’une restauration complète et soignée depuis le châssis : les ouvrants sont bien ajustés, la peinture est de belle qualité, tous les joints ont été remplacés et les chromes sont en excellent état. L’habitacle, d’un magnifique brun patiné, s’accorde parfaitement à la couleur de la caisse. On y trouve aussi la pratique troisième place latérale à l’arrière, des ceintures à l’avant et un autoradio-cassette Becker Monza sur la planche de bord. Le moteur a été confié à un ancien mécanicien Mercedes, qui l’a révisé et a remplacé les pièces usées lors de la remise en état. Expertisée en mars 2024, elle est livrée avec son hardtop et prête à prendre la route. Elle est vendue sans prix de réserve.
Estimation : 80 000 - 120 000 €
LOT 36 | 1961 Mercedes-Benz 190 SL avec hardtop
Châssis : 121 04210021886
Selon sa datenkarte, cette 190 SL quitte l’usine le 18 juillet 1961, en « Gris Blanc » (réf. 158 G), avec un intérieur en cuir parchemin et une capote noire. Elle reçoit en option la troisième place, montée perpendiculairement à la route, et elle est immatriculée dès le 20 juillet de la même année. Entre 1998 et 2010, elle appartient à deux collectionneurs allemands, avant d’être acquise par Guido Hommel, séduit par la qualité de sa carrosserie et de son habitacle. Elle a bénéficié d’une restauration ancienne de grande qualité, avec une peinture dans la teinte grise traditionnelle, des chromes parfaits et des phares longue portée qui soulignent sa face avant. L’intérieur arbore aujourd’hui un superbe cuir vert patiné, assorti à la moquette, et un autoradio Becker Mexico. La capote refaite est en excellent état, et un hardtop de la couleur de la caisse est fourni. Les pneus Michelin ZX à flancs blancs complètent l’ensemble. Le moteur a été reconstruit : le bloc d’origine 121 921 a été remplacé par un 121 924 de même cylindrée, avec une culasse à carburateurs Solex double corps, comme il se doit sur une 190 SL. Expertisée en 2024, elle est en bon état esthétique et mécanique. Elle est vendue sans prix de réserve.
Estimation : 90 000 - 130 000 €
LOT 37 | 2010 Mercedes-Benz SLS AMG
Châssis : WMX1973771A004105
Digne héritière de la mythique 300 SL, la SLS reprend sa recette : un coupé deux places à moteur avant et portes papillon. Sous le capot, AMG a installé un V8 6,3 litres atmosphérique de 571 ch à 6 800 tr/min, pour un 0 à 100 km/h en 3,8 s et 317 km/h en pointe. Produite à seulement 5 000 exemplaires (4 000 coupés et 1 000 roadsters), elle a immédiatement séduit son propriétaire, qui voulait l’installer aux côtés de sa 300 SL Gullwing. Commandée au nom de la société ClimAir, cette SLS est livrée fin 2010 et immatriculée en janvier 2011. Guido Hommel en est resté l’unique conducteur depuis l’origine. Sa carrosserie arbore le rare « Sapphire Red » (code 434), la teinte de la voiture présentée au Salon de Francfort 2009. L’habitacle en cuir noir regroupe de nombreuses options : climatisation automatique, volant AMG Performance, pack mémoire pour le siège, la colonne de direction et les rétroviseurs, lecteur DVD. Elle affichait 34 094 km lors de l’inspection et sera revérifiée par Mercedes avant la vente. Elle est livrée avec ses notices, dont celle du téléphone Nokia logé dans l’accoudoir central, et son historique d’entretien est à jour.
Estimation : 180 000 - 240 000 €
LOT 38 | 1955 Mercedes-Benz 300 SL Gullwing
Châssis : 198.040 5500620
Cette 300 SL Gullwing, l’un des quelque 1 400 exemplaires construits, possède un historique documenté par l’expert Eric Lemoine. Son assemblage s’achève le 10 août 1955, et six jours plus tard elle part du port de Brême vers New York, pour Mercedes-Benz Distributors Inc. La fiche de production la décrit en « Silver Grey Metallic » (DB 180), avec un intérieur en gabardine à damier bleu-gris et deux options rares : les jantes Rudge, montées sur moins de 400 voitures, et la valise sur mesure, toujours présente. Livrée neuve à Earl Umland à Chicago, elle passe chez Loeber Motors, puis chez Frank F. Ball dans l’Indiana, qui la garde près de vingt ans. Il la fait restaurer en 1974-75 : repeinte dans sa teinte d’origine, sellerie refaite, moteur et boîte remis à neuf par Mercedes-Benz, pompe d’injection révisée par Bosch. Après plusieurs propriétaires, elle part en Suisse en 1985, puis en Allemagne en 1989. En 1998, elle est achetée par le pilote Klaus Ludwig, vainqueur des 24 Heures du Mans. Guido Hommel la rachète en mars 1999 à Mercedes-Benz Classic, à Fellbach : elle est alors dans une remarquable condition, avec sa patine, sa couleur et son moteur d’origine, ainsi que ses cinq jantes Rudge de juillet 1955. Elle est restée 27 ans dans sa collection et a pris part à trois Mille Miglia Storica (2000, 2003 et 2019).
Estimation : 1 100 000 - 1 500 000 €
LOT 39 | 1972 Dino 246 GTS E Series
Châssis : 05104
D’après les archives Ferrari, cette Dino 246 GTS est vendue neuve en France en mars 1972 par l’importateur parisien Charles Pozzi. Le certificat Ferrari Classiche atteste qu’elle sort en « Bianco Polo », une teinte rarissime que n’auraient portée que 77 exemplaires, avec un intérieur « Nero ». Elle a ensuite été exportée, puis rapatriée d’Iran en 1987, toujours dans sa livrée d’origine et avec ses phares jaunes spécifiques au marché français. Passée entre les mains de plusieurs propriétaires, elle est repeinte en rouge par un concessionnaire Ferrari de Lille. En 1998, un incendie dans le compartiment moteur oblige à réparer l’arrière chez Pozzi. Elle est ensuite détenue par un collectionneur belge jusqu’en 2007, puis certifiée Ferrari Classiche en avril 2009 par un membre du Ferrari Club Deutschland. En 2019, Guido Hommel l’acquiert, séduit par sa configuration d’origine, son moteur et sa boîte de vitesses d’époque. Il la fait entièrement restaurer pour lui rendre sa spécification de sortie d’usine : caisse décapée jusqu’au métal nu et repeinte en Bianco Polo, mécanique remise à neuf par un spécialiste allemand, intérieur restauré et joints remplacés, avec un dossier photo complet. La qualité de ce travail a été constatée lors de l’inspection par Artcurial. Elle est vendue avec son titre de circulation allemand.
Estimation : 400 000 - 500 000 €
LOT 47 | 2004 Ferrari 360 Spider
Châssis : ZFFYT53B000136385
Cette Ferrari 360 Spider, à boîte manuelle, est vendue neuve le 13 avril 2004 par Ferrari Kroymans à Nuremberg, successeur de l’importateur Auto Neuser, à une passionnée nommée Linda Schirrmeister. De spécification italienne, elle est acquise en 2007 par M. B. Krey, puis suivie régulièrement dans le réseau officiel jusqu’en 2010, comme le montre son carnet d’entretien. En avril 2011, elle est importée en France par son propriétaire actuel, qui en prend le plus grand soin depuis. Elle semble avoir toujours été remisée à l’abri : la carrosserie est très bien conservée, les panneaux sont bien ajustés et les mesures d’épaisseur de peinture suggèrent qu’elle est entièrement d’origine. On note quelques petits chocs sur le pare-chocs avant et le capot moteur, ainsi que la grille arrière noire « Challenge ». L’habitacle est tout aussi sain, avec un cuir bien préservé, des moquettes immaculées et une capote intacte. En juin 2026, le moteur a été révisé par AMS, spécialiste de Sivry-Courtry, avec remplacement de la courroie de distribution. Les pneus arrière de 2011 et les plaquettes avant sont à remplacer. Elle est vendue avec sa pochette d’origine : carnet d’entretien, manuel, « Power Warranty » et notice de l’autoradio Becker, ainsi que sa bombe anti-crevaison. Elle est vendue avec un titre de circulation français.
Estimation : 125 000 - 150 000 €
LOT 50 | 1971 Dino 246 GT Série M
Châssis : 01844
Cette Dino 246 GT fait partie de la deuxième série, dite « M », produite à seulement 507 exemplaires en 1970-71. Un document du constructeur confirme qu’elle est vendue neuve en France le 3 mai 1971, par l’importateur Charles Pozzi, à Maurice Rapt, du Loir-et-Cher. Elle sort en « Rosso Dino » avec un intérieur « Nero », immatriculée 48 QC 41. Elle avait déjà parcouru 1 397 km lors de sa première révision, le 10 mai, puis 3 470 km quand elle retourne au réseau le 9 juin 1971. En décembre 1989, elle est acquise aux enchères par son propriétaire actuel, spécialiste de la réparation automobile et patron de deux garages, qui réalise ainsi un rêve. Dès les années 1990, il entreprend une restauration détaillée, par étapes : moteur d’origine (numéros concordants selon Matthias Bartz) et boîte démontés, soupapes et joints remplacés, échappement inox fabriqué, carburateurs révisés en Italie, allumage électronique discret. Au début des années 2000, la caisse est décapée jusqu’au métal nu, révélant une structure saine, puis entièrement repeinte en Rosso Corsa 300. L’intérieur est restauré, avec sièges regarnis et panneaux de portes refaits. Terminée en 2009, cette restauration est suivie d’un entretien rigoureux, pour moins de 8 000 km parcourus depuis. Elle est vendue avec cric, trousse à outils, housse, manuel et deux jeux de clés.
Estimation : 260 000 - 320 000 €
LOT 51 | 2001 Ferrari 550 Barchetta
Châssis : ZFFZR52B000124289
Seulement 448 Ferrari 550 Barchetta ont été produites pour célébrer les 70 ans de Pininfarina, et cet exemplaire porte le numéro 311, gravé sur la console centrale. Son V12 de 5,5 litres développe 485 ch et lui permet de rejoindre le club très fermé des voitures dépassant les 300 km/h. Selon son carnet d’assistance internationale, elle est vendue neuve en novembre 2001 par la concession Charles Pozzi, à Levallois. Son premier propriétaire est André Cholley, passionné de sport automobile, propriétaire d’une Peugeot 905 et futur repreneur de l’écurie de F1 AGS, au Circuit du Luc. Il la cède en 2007 à M. Lesur, collectionneur du Pas-de-Calais, puis elle passe chez M. Guchez, qui la fait entretenir chez Madou Compétition, à Seclin, et lui fait monter un échappement inox pour une sonorité plus vive. Le propriétaire actuel, organisateur d’événements Ferrari dans le nord de la France, l’achète en 2013 chez Madou avec à peine 11 600 km. Il l’utilise peu, par beau temps, et fait remplacer les deux courroies de distribution en 2024. Elle affiche aujourd’hui moins de 13 700 km, avec une peinture Rosso Corsa impeccable, récemment traitée en céramique, et des sièges noirs à surpiqûres rouges bien conservés. Le pare-brise d’origine est fissuré, défaut classique du modèle, et les pneus de 2012 sont à changer. Elle est vendue avec ses deux casques d’origine dans leurs sacs rouges, ainsi qu’un dossier d’historique.
Estimation : 470 000 - 650 000 €
LOT 53 | 1963 Jaguar E-Type 3.8-litre Series 1 Roadster
Châssis : 877900
Cette Jaguar E-Type Series 1 de 1963, équipée du recherché 6 cylindres 3,8 litres, passe les premières années de sa vie aux États-Unis. En février 1987, elle se trouve à Los Alamitos, en Californie, quand elle est vendue à un collectionneur allemand qui dirige un atelier de carrosserie à Bonn. Elle rejoint alors l’Allemagne, dans son état d’origine. Ce passionné lui reste fidèle pendant près de quarante ans, jusqu’en 2025. En 2015, il lance une restauration complète, réalisée en partie par l’atelier Oldtimer Restauration und Service, à Düren. La carrosserie et la peinture sont refaites, ainsi que la mécanique et l’habitacle, dont les sièges sont regarnis en cuir Connolly. Le numéro frappé sur le bloc moteur correspond à celui de la plaque de châssis, ce qui laisse penser qu’il s’agit bien du six cylindres d’origine. Remise sur la route en 2017 avec 30 706 km, elle n’en affiche aujourd’hui que 32 371, soit environ 1 700 km en près de dix ans. Un abondant dossier photo atteste de la qualité de ce travail méticuleux. À la disparition de ce collectionneur, la succession cède la voiture en 2025 à l’actuel propriétaire. Elle allie un état remarquable au charme des tout premiers modèles, et convient aussi bien aux rallyes historiques qu’aux routes les plus belles d’Europe. Elle est vendue sans prix de réserve, avec un titre de circulation allemand.
Estimation : 80 000 - 120 000 €
LOT 54 | 1956 Porsche 356 A Speedster
Châssis : 82816
D’après sa fiche Kardex d’usine, cette Porsche 356 A Speedster est livrée neuve le 7 décembre 1956 au célèbre importateur new-yorkais Max Hoffman. Elle sort de Zuffenhausen en rouge, avec une sellerie en similicuir noir et une instrumentation en anglais. Le Kardex mentionne une révision le 4 juin 1958, à 19 450 km. Plus tard, elle retourne en Allemagne, son pays d’origine, et a probablement séjourné en Bavière. Un épais dossier de factures atteste d’importants travaux d’entretien et de restauration à partir de 2000. Elle est cédée en 2025 à son propriétaire actuel par la succession d’un collectionneur, patron d’un atelier de carrosserie. Elle arbore désormais une élégante teinte crème, avec une capote marron, et son état est impeccable, à l’intérieur comme à l’extérieur. Sous le capot, elle abrite un moteur de Porsche 912 (type 616/34), un quatre cylindres à plat refroidi par air qui prolonge logiquement l’architecture d’origine. Cette modification n’a rien d’inhabituel : les moteurs de Speedster n’ont pas toujours bien résisté au temps, et le 912 offre davantage de puissance et de fiabilité. Elle est vendue avec un titre de circulation allemand.
Estimation : 210 000 - 240 000 €
LOT 55 | 2006 Porsche Carrera GT
Châssis : WP0ZZZ98Z5L000112
Construite en novembre 2004, cette Carrera GT est livrée neuve fin 2005 par le centre Porsche de Francorchamps, en Belgique, avec seulement 59 km au compteur, son client n’ayant pu en trouver une en France. Le numéro 440, gravé sur la console centrale, indique qu’elle est la 440e des 1 270 exemplaires produits. Elle est peinte en gris métallisé GT Silver (LM7Z), et son équipement est remarquable : sièges baquets XT réglables en hauteur, climatisation, batterie renforcée, lave-phares et surtout un ensemble de bagages en cuir Ascot, assorti à la sellerie Terracotta. Son propriétaire unique, chef d’entreprise, collectionneur et pilote de rallye (plusieurs participations au Dakar, vainqueur du Rallye de Tunisie en 2008), l’immatricule d’abord au Luxembourg, puis en France en 2011. Il la conduit avec le plus grand soin et la confie à Porsche Stuttgart en avril 2012, à 6 790 km. En mai 2026, une révision majeure au Centre Porsche de Vélizy, facturée 71 852 euros, remplace notamment les arbres à cames, les amortisseurs, l’alternateur et le démarreur, et l’embrayage n’a eu besoin que d’un nettoyage. Elle affiche aujourd’hui 7 300 km, un état d’origine exceptionnel, des pneus neufs, et reste livrée avec ses bagages d’origine, une expertise, ses factures et ses manuels. Elle est vendue avec un titre de circulation français.
Estimation : 1 900 000 - 2 500 000 €
LOT 59 | 1972 Maserati Indy
Châssis : AM116491600
Cette Maserati Indy est une rare version 4,9 litres, produite à seulement 300 exemplaires. Elle sort d’usine le 30 juin 1972, en « Argento Auteuil » avec un intérieur en cuir noir, et reçoit la meilleure configuration de l’époque : climatisation, direction assistée et vitres électriques teintées. Elle fait partie des rares exemplaires vendus neufs aux États-Unis, à New York. Son propriétaire actuel l’achète au Mans Classic en 2014, avec la sellerie déjà restaurée, et se lance alors dans une remise en état exigeante. Le garage Dessonet reconstruit le moteur et la boîte, révise la climatisation et le circuit électrique et nettoie les réservoirs. La caisse est décapée jusqu’au métal nu, traitée, puis soigneusement repeinte en cinq couches poncées successivement. Tous les joints de carrosserie sont remplacés, de nouveaux pare-chocs en inox sont fabriqués sur mesure, et le volant en bois ainsi que le pommeau de levier sont revernis. Environ 50 000 euros de travaux, documentés par un dossier photo. Une autoradio moderne de style rétro est installée et les pneus sont récents. Elle n’a parcouru qu’environ 1 200 miles depuis sa restauration. Version la plus puissante, avec ses 320 ch, le plus haut niveau d’équipement et une belle association de couleurs, difficile de trouver une Indy plus désirable. Elle est vendue avec un titre de circulation français.
Estimation : 50 000 - 70 000 €
LOT 60 | 2021 Ferrari 812 GTS
Châssis : ZFF97CMB000269987
Cet exemplaire est livré neuf le 22 septembre 2021 par Charles Pozzi, concessionnaire historique de Ferrari, à Levallois-Perret, à son premier et unique propriétaire. Celui-ci a soigné sa commande : carrosserie dans l’élégante teinte spéciale Grigio GTS, intérieur en cuir Cuoio 4609 avec sellerie de style Daytona, et une abondance d’éléments en fibre de carbone (planche de bord, console centrale, seuils de porte, spoiler, diffuseur arrière et éléments des pare-chocs). Elle reçoit aussi des écussons Scuderia Ferrari sur les ailes, des jantes forgées diamantées de 20 pouces, des étriers de frein couleur aluminium et des sorties d’échappement en titane. Côté équipement, on note des sièges à réglage électrique, une chaîne Hi-Fi, Apple CarPlay, l’écran passager très recherché et le relevage du train avant, très utile pour les dos-d’âne et les parkings. Elle n’affiche que 3 500 km depuis l’origine. Le malus écologique et la TVA ont déjà été acquittés en France, et aucune taxe n’est à payer à ce titre. Avec moins de 6 000 km, elle peut être considérée comme neuve pour la TVA dans certains pays européens, à vérifier auprès des autorités fiscales. Elle est vendue avec un titre de circulation français.
Estimation : 400 000 - 500 000 €
LOT 62 | 1995 Ferrari F355 GTS
Châssis : ZFFPR42B000102452
Cette Ferrari F355 GTS, équipée de la boîte manuelle à six rapports et de sa commande à grille métallique, est vendue neuve à Rome par SA.MO.CAR, l’un des concessionnaires historiques de la marque, et livrée à son premier propriétaire le 16 juin 1995. Son V8 atmosphérique de 3,5 litres à cinq soupapes par cylindre développe 380 ch à 8 250 tr/min, pour moins de 5 secondes de 0 à 100 km/h et environ 295 km/h en pointe. Elle n’a connu que cinq propriétaires, y compris l’actuel. Entre 2000 et 2006, elle est régulièrement confiée à Auvergne Moteurs, en France, où le spécialiste Philippe Gardette, réputé pour son travail sur les Ferrari, l’entretient avec soin. En dehors de cette période, elle reste suivie dans le réseau officiel, ce qui assure une histoire continue. Son propriétaire actuel, ancien amateur de Porsche conquis par Maranello, l’achète par l’intermédiaire d’un professionnel parisien. Elle n’affiche que 65 050 km d’origine et se présente dans un bel état. Son carnet d’entretien est régulièrement tamponné et ses manuels et documents sont rangés dans la pochette en cuir Ferrari d’origine. Dernière représentante d’une époque où la berlinette V8 de Ferrari alliait phares escamotables, moteur atmosphérique très rageur et boîte manuelle à grille, elle offre en version GTS le plaisir d’entendre son V8 simplement en retirant le toit. Elle est vendue avec un titre de circulation français.
Estimation : 150 000 - 200 000 €
LOT 66 | 1937 Rolls-Royce Phantom III ‘Sports Limousine’ par A. Mulliner
Châssis : 3CM114
Selon sa feuille de montage d’usine, ce châssis est vendu le 10 novembre 1937 et envoyé chez le carrossier Arthur Mulliner, qui l’habille d’une caisse « Sports Limousine » à cinq places. Commandée par A.F. England, la voiture lui est livrée en mars 1938. Elle abrite le V12 en aluminium de 7 338 cm3, développant 165 ch, issu de l’expérience aéronautique de Rolls-Royce, associé à une boîte à quatre rapports. Un peu plus de 700 Phantom III seulement ont été produites entre 1936 et 1939. Retrouvée dans le Wiltshire en 1989, chez un passionné qui l’utilisait au quotidien avant de la remiser, elle passe à un collectionneur de Phantom, qui entreprend une restauration majeure : moteur, carrosserie, train roulant et circuit électrique. Terminée en 2002, elle est alors jugée par son propriétaire l’une des plus agréables Phantom qu’il ait jamais conduites. Le père des actuelles propriétaires, grand amateur d’automobiles anglaises, l’achète la même année et la fait rouler régulièrement. Après plusieurs années d’immobilisation, elle vient d’être remise en route par le spécialiste Americo, et son V12 tourne à merveille. À l’exception de quelques chromes à reprendre et d’une vitre fissurée, la qualité de sa restauration reste admirable, tout comme son allure sportive et distinguée. Elle est vendue sans prix de réserve, son titre de circulation français étant en cours d’obtention et sans contrôle technique récent.
Estimation : 50 000 - 70 000 €
LOT 68 | 1935 Bugatti 57 Cabriolet Dandy par Henri Chapron
Châssis : 57349
Sur les quelques exemplaires de Type 57 carrossés par Chapron à Levallois, celui-ci est le seul survivant. Le châssis, moteur n°240, est livré nu par la route le 14 décembre 1935 à Max Hicguet, dirigeant de La Dolomie Française, dans le Nord, déjà familier de la marque. Chapron l’habille d’un cabriolet de type « Dandy », une commande spéciale dont le tableau de bord, entièrement de sa création, tranche avec les Type 57 de série. Après la guerre, la voiture, hors d’état de rouler, est remise en route en 1946 par le mécanicien Prosper Nadaud, qui la cède en 1949 à Marceau Convenant, concessionnaire Peugeot à La Baule. Celui-ci la garde presque quarante ans dans son état d’origine, puis la restaure complètement dans les années 1980, et la présente au rallye international du Club Bugatti France à La Baule en 1992. Les propriétaires actuels, quatrièmes de son histoire, l’acquièrent de la famille Convenant en 2016. Carrosserie et moteur sont d’origine, numéro de caisse 4929 compris ; la boîte et le pont arrière proviennent d’autres voitures, les freins hydrauliques ont probablement été montés vers 1938 et les phares en coquille ne sont pas d’époque. Son historique est documenté depuis l’origine par Pierre-Yves Laugier. Elle vient d’être remise en route après quelques années d’immobilisation. Elle est vendue avec un titre de circulation français.
Estimation : 400 000 - 600 000 €
LOT 71 | 1936 Riley Sprite ‘The Blacky’
Châssis : S26S 4884
Cette Riley Sprite est l’une des 55 exemplaires construits de la meilleure sportive de la gamme Riley du milieu des années 1930. Elle quitte l’usine en juillet 1936, habillée de noir avec un intérieur vert, et est immatriculée DFC 789. Elle passe l’essentiel de sa vie en Angleterre, où elle participe à de nombreuses épreuves, dont Silverstone dans les années 1940 et plusieurs courses de côte. Sa couleur lui vaut le surnom de « The Blacky » au bord des pistes. En 1982, elle prend part au 50e RAC Rally, puis en 1987 au Norwich Union Classic à Silverstone, avec le pilote de rallye Ian Hall au volant. Elle a aussi couru les Mille Miglia en 2012, 2019 et 2022. Son propriétaire actuel l’achète en Angleterre en 2022, après une ancienne restauration dans ses couleurs d’origine, qui a pris soin de préserver sa charmante sellerie en cuir vert patiné. Exceptionnellement, elle conserve son moteur d’origine, ainsi que sa boîte présélective, révisée par un spécialiste anglais. Au point, elle reçoit un ventilateur auxiliaire et une pompe à essence électrique. Authentique et très rare, elle est éligible aux plus grands rallyes internationaux, à commencer par le centenaire des Mille Miglia en 2027. Elle est vendue avec un titre de circulation français.
Estimation : 200 000 - 300 000 €
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